carnet de voyage

Friday, March 31, 2006

Egypte - Temples de Médinet Habû


Au Sud de la nécropole thébaine et à 1500 m environ du Ramesseum, se dresse, non loin de la colline de Qurnet Mura'i, l'ensemble de ruines le plus considérable après celui de Karnak. Il tire son nom, Médinet Habû, d'une petite ville d'époque chrétienne qui s'élevait en grande partie dans l'enceinte même du temple.

Le site comprend entre autres le temple de Ramsès III. Ce temple est un des édifices les plus importants de l'architecture religieuse thébaine, non seulement par le caractère vraiment grandiose de ses proportions, mais encore par l'unité de son plan.







Thursday, March 30, 2006

Egypte - le temple de Kom Ombo


A la lisière de la ville, et pourtant déjà en plein milieu des champs, se dressant au sommet d'un monticule dominant le Nil d'une quinzaine de mètres, le temple de Kom Ombo offre l'aspect, rare en Egypte d'une sorte d'acropole. La découpure de ses ruines, les couleurs opposées de la dune de sable à laquelle il s'adosse, du ciel et des cultures, l'ample mouvement du fleuve qui fait devant lui un coude comme on esquisse une révérence, tout concourt à doter ce temple d'un cadre et d'un caractère qui frappent l'imagination.




Le temple de Kom Ombo (dédié aux Dieux Sobek et Haroéris) est double. Au lieu d'avoir une entrée unique en façade, il en a deux et chacune de ses entrées est en correspondance exacte avec une double série de portes se prolongeant d'un bout à l'autre de l'édifice selon deux axes parallèles. La raison en est que l'édifice est dédié simultanément à deux divinités bien distinctes: Haroéris à tête de faucon (Horus le Grand) et Sobek le crocodile.


Egypte - Village et temple de Deir el-Médina

Entre la colline de Qurnet Mura'i et la falaise thébaine, une petite vallée abrite les restes d'un village habité jadis par les ouvriers de la vallée des Rois. Sur le flanc de la colline s'étagent des rangées de tombes, principalement des XIX' et XX' dynasties, tandis qu'au Nord Est du village, sur le chemin des nécropoles civiles, une sorte de col est occupé par un petit temple d'époque ptolémaïque.

Le village:

Dès la XVIIIème dynastie vivait toute une population de carriers, de maçons , de graveurs, de sculpteurs et de peintres, tous travailleurs de la nécropole royale, à laquelle un sentier les conduisait directement, en escaladant les crêtes de Deir el-Bahari dans la partie Sud, la plus accessible.




Le temple:

C'est un joli spécimen de l'architecture égyptienne sous les Ptolémées; c'est surtout l'unique exemple d'un temple ayant conservé à peu près toutes ses dépendances, c'est-à-dire son mur d'enceinte et ses magasins. Cet état de conservation, il le doit au fait que parfaitement adapté aux besoins des moines chrétiens, il fut employé tel quel par eux comme habitation (d'où son nom de Deir el-Médina, "le couvent de la ville"). Le temple est un petit édifice en grès de 15 m de profondeur sur 9 m de large, comprenant une petite salle hypostyle, un pronaos et trois petites chapelles.